Et si on te disait qu’une start-up française a créé une voiture électrique capable de rouler avec, t’accroche-toi bien, quatre fois moins d’énergie que la plupart des modèles sur le marché ? Non, ce n’est pas un rêve. C’est réel, c’est ingénieux, et c’est peut-être l’avenir de la voiture électrique telle qu’on ne l’a jamais imaginée.
Une petite bombe d’efficacité nommée LINE
Le projet s’appelle LINE, et derrière ce nom discret se cache une idée ambitieuse : construire la voiture électrique la plus sobre du marché. Oui, la plus sobre. Pas la plus rapide. Pas la plus connectée. Juste, ou plutôt surtout, celle qui consomme le moins possible – et c’est loin d’être anodin.
À la tête de ce projet made in France, deux ingénieurs rouennais, Marc et Augustin. Après avoir travaillé dans l’énergie, ils ont décidé de réfléchir autrement. Leur rêve ? Repenser la voiture de A à Z pour qu’elle pollue le moins possible sans sacrifier son utilité. Et franchement, le résultat fait tourner des têtes.
Consommer dix fois moins qu’une thermique, vraiment ?
Tu penses que c’est exagéré ? Attends un peu. LINE pèse moins de 500 kg. C’est compact, léger, et chaque centimètre carré a été étudié pour aller droit au but : l’efficience énergétique maximale.
Avec un design affûté comme une lame, un frottement réduit au strict minimum (SCx de 0,28, soit moins que certaines Tesla), et des composants allégés au maximum, le véhicule atteint une consommation de seulement 4 kWh/100 km.
À titre de comparaison :
- Une voiture thermique tourne autour de 45 kWh
- Une berline électrique “classique” oscille entre 12 et 25 kWh
- Un petit micro-car arrive parfois à 7 ou 10 kWh
- LINE ? Seulement 4 kWh
C’est vertigineux. Et logique, en fait. Car moins de poids + forme ultra aérodynamique = moins d’énergie perdue. Ce genre de calcul simple, beaucoup l’ont oublié dans la course aux SUV géants de deux tonnes.
Un design atypique… mais assumé
Bon, soyons francs. LOOK n’a rien d’un bolide tape-à-l’œil. Avec ses quatre roues mais son homologation de tricycle motorisé (catégorie L5e), il joue un peu les ovnis sur le bitume.
Mais ce choix est stratégique. Pas besoin des assistances électroniques imposées par la réglementation des voitures classiques – elles alourdiraient le véhicule de 200 kg supplémentaires. À quoi bon consommer si peu si c’est pour rattraper le gain avec un excès de gadgets ?
Côté technique, ça reste musclé tout de même : une motorisation de 50 kW, une vitesse de pointe à 165 km/h, 30 kWh de batterie, et une autonomie de 500 km sur le cycle WLTP. Autant dire que LINE ne se contente pas du centre-ville. Il assure aussi les longs trajets.
Recharge express, impact minimal
C’est pas fini. LINE mise aussi sur une recharge rapide : passer de 20 à 80 % en 10 minutes seulement, grâce à une puissance en pic de 100 kW. Pas mal pour une voiture qui consomme aussi peu.
Pour y arriver, l’équipe bosse encore sur le choix du bon partenaire pour les batteries. L’objectif : un mix parfait entre performance, compacité et durabilité. Car oui, ils veulent jouer la carte de la cohérence jusqu’au bout.
Un projet pour passionnés… pour l’instant
Alors non, tu ne verras pas LINE débarquer demain chez ton concessionnaire. Pas encore. La start-up en est à ses débuts commerciaux.
Une première centaine de LINE sera produite à un prix autour de 150 000 à 200 000 euros. Ouch, c’est cher. Mais rappelons-le, c’est une phase test, presque une expérimentation à taille réelle. D’ici 2028, le prix devrait chuter à 60 000 euros, puis à 30 000 euros en 2030.
L’objectif ? Démocratiser une version à haute efficience, à un tarif accessible, en utilisant des matériaux comme le châssis en composite pour préserver la légèreté et abaisser les coûts.
Et si c’était ça, le vrai futur de l’électrique ?
LINE ne compte pas défier les géants de l’automobile. L’idée est différente. Se détacher du modèle actuel, proposer une nouvelle voie. Oublier les voitures électriques surdimensionnées pour retrouver l’essentiel : aller d’un point A à un point B, mais avec le moins de ressources possible.
Un peu comme la marque américaine Aptera, dont le projet de voiture solaire fait penser à cette démarche. Eux aussi misent sur l’aérodynamisme hors norme et la sobriété. Mais chacun sa méthode. Là où Aptera intègre des panneaux solaires, LINE préfère éviter leur fragilité et vise l’efficacité pure.
Conclusion : moins de blabla, plus d’impact
Si tu rêvais d’une voiture qui fait vraiment la différence, sans greenwashing et sans tape-à-l’œil, LINE pourrait bien t’étonner. Ce n’est pas une révolution flashy, c’est une révolution discrète. Mais les vraies avancées ne font pas toujours du bruit.
Un jour, peut-être, on regardera les 4 kWh/100 km de LINE comme un standard. Pour l’instant, c’est juste un pari audacieux… et un petit bijou d’intelligence française.




