Tu t’es déjà demandé pourquoi certaines voitures qu’on croyait promises au succès finissent par tomber dans l’oubli ? C’est exactement ce qui est arrivé à l’une des Mercedes électriques les plus ambitieuses : l’EQS. Pourtant, elle avait tout pour briller. Alors, pourquoi personne (ou presque) ne l’a achetée ? Son créateur vient enfin de dire la vérité… et tu vas voir, c’est plutôt surprenant.
Un design trop futuriste ? Pas si simple…
Quand Mercedes a sorti l’EQS, elle était censée révolutionner la voiture de luxe en version électrique. Elle ne ressemblait à rien d’autre : lignes arrondies, carrosserie sans arêtes, face avant entièrement lisse… Un ovni, en somme.
Mais voilà, selon Gordon Wagener, le patron du design chez Mercedes, le vrai souci n’est pas que la voiture était « moche ». Il va plus loin que ça. Il dit, en gros : “On l’a lancée trop tôt. Dix ans en avance sur son temps.”
Résultat ? Beaucoup de conducteurs n’étaient pas prêts pour un tel changement. Ils se sont sentis perdus face à une voiture qui cassait brutalement avec les codes classiques de la marque.
Un malentendu dès le départ
L’autre erreur, c’est que la communication autour de l’EQS n’était pas claire. Mercedes a voulu la vendre comme une “Classe S électrique”. Or, ce que les gens attendaient, c’était… une Classe S électrique. Pas une navette spatiale sur roues.
Ça a créé une sorte de confusion. Les clients habitués à la prestance et à la silhouette rassurante d’une Classe S n’ont pas reconnu leur voiture. Et ils ont fini par choisir, tout simplement, la bonne vieille thermique. D’ailleurs, selon les chiffres de 2024, Mercedes a vendu près de dix fois plus de Classe S que d’EQS en Europe. Ouch.
Et pourtant, sur le papier, elle envoie du lourd
Franchement, si on regarde les spécificités de l’EQS, elle avait largement de quoi impressionner.
- Batterie de 107,8 kWh, pour plus de 500 km d’autonomie (norme WLTP)
- Recharge ultra rapide à 200 kW en courant continu
- 0 à 100 km/h en 4,5 secondes pour la version EQS 580
- Une techno à bord digne d’un vaisseau spatial, avec l’énorme écran Hyperscreen de 56 pouces
- Un coefficient de traînée record de 0,20, l’un des meilleurs au monde
Mais voilà… même les technologies les plus folles ne suffisent pas si les clients ne s’y retrouvent pas. En face, BMW ou Audi ont opté pour des designs plus proches de leurs modèles classiques. Et leurs ventes s’en ressentent.
Leçon apprise : Mercedes revient à l’essentiel
Face à ce flop, Mercedes a pris une décision radicale. Pour les prochains modèles, finie la rupture visuelle. Les futures berlines électriques reprendront les formes des thermiques. Oui, tu as bien lu.
En clair : le design des voitures Mercedes électriques va redevenir “normal”. Plus de confusion, plus de noms comme EQS ou EQE. À partir de maintenant, une voiture électrique s’appellera… Classe S, Classe E ou Classe C. Comme avant, mais sans essence.
Ce retour aux sources vise à rassurer les acheteurs. Les fans de design audacieux auront quand même quelques modèles distinctifs, comme la future AMG GT électrique. Mais sinon, Mercedes joue désormais la carte de la continuité.
Et toi, tu l’aurais achetée ?
C’est fou comme une voiture peut tout avoir, et pourtant rater sa cible. L’histoire de l’EQS montre qu’un bon produit ne suffit pas. Il faut aussi un bon moment, un bon message… et surtout, que les gens aient envie de changer. Parfois, même les meilleures idées doivent attendre leur heure.
Alors dis-moi : si tu avais eu le choix entre une Classe S bien classique et une EQS ultra-moderne… tu aurais tenté quoi ?




