Tu rêves de rouler cheveux au vent, mais tu te demandes si les moteurs thermiques ont encore leur place sous le capot d’un cabriolet ? C’est vrai, avec l’arrivée de modèles 100% électriques comme le tout nouveau MG Cyberster, le débat entre tradition et modernité est relancé. Alors, faut-il encore choisir un cabriolet essence, ou bien faire le grand saut vers l’électrique ? Les chiffres et les sensations pourraient bien te surprendre.
Le charme intemporel du thermique : léger, simple, instinctif
Quand on pense « petit cabriolet », difficile de ne pas imaginer une Mazda MX-5. Ce modèle culte, né en 1989, incarne la philosophie du plaisir simple : une voiture légère, un petit moteur essence volontaire, et une capote qu’on replie à la main en quelques secondes.
Elle pèse à peine 1 100 kg, un avantage énorme sur route sinueuse. Et avec son moteur de 1.5 litre, elle te force à jouer de la boîte de vitesses pour garder du rythme. Pas de superpuissance ici, mais des sensations à l’ancienne. Le genre de conduite légère et vivante qui te donne le sourire, même à des vitesses légales.
L’électrique débarque avec force : le MG Cyberster étonne
Face à la discrète Mazda, le MG Cyberster fait une entrée remarquée. Avec son design futuriste et ses grandes portes en élytre, il semble tout droit sorti d’un film de science-fiction. Et sous son long capot ? Zéro moteur à explosion, mais deux moteurs électriques pour une puissance combinée de 340 ch !
En chiffres, c’est impressionnant : 0 à 100 km/h en 5 secondes à peine. Pourtant, ce roadster chinois dépasse les 1 900 kg. Oui, tu as bien lu. Presque deux tonnes. Forcément, la sensation de légèreté n’est pas la même. Mais sur l’autoroute ? Silence royal, confort, et une stabilité presque reposante.
La recharge, le vrai défi de l’électrique… ou pas ?
Avec sa batterie de 77 kWh, le Cyberster promet une autonomie de 507 km. Mais en réalité ? Sur autoroute à 135 km/h, on voit l’autonomie fondre rapidement. Heureusement, les bornes se multiplient, et une recharge rapide à 80% peut se faire en une vingtaine de minutes.
Donc oui, il faut anticiper un peu plus qu’avec un plein d’essence. Mais ce n’est plus aussi contraignant qu’il y a quelques années. Pour un usage week-end ou des balades estivales, c’est largement jouable.
Deux philosophies, deux expériences
Sur les petites routes de campagne, les différences sautent aux yeux… et surtout dans le ressenti. La MX-5, c’est le cabriolet de puriste : pas d’écran superflu, une conduite au ras du sol, des réactions instantanées. Tu fais corps avec la voiture, chaque virage devient un jeu.
Le Cyberster, lui, te cajole. Doux, silencieux, confortable, et bourré de technologies. Il en fait plus… mais te demande moins. Moins de concentration, moins d’investissement. Ce n’est ni bien ni mal. Juste différent.
Et pour le quotidien ? Aucun des deux vraiment au top
Tu comptes utiliser ton cabriolet tous les jours ? Attends-toi à faire des concessions, quel que soit le moteur. Ni l’un ni l’autre n’offre de grands rangements ou une praticité exemplaire.
Le coffre du MG est plus généreux que celui de la Mazda (249 litres contre 130), c’est vrai. Mais l’ergonomie et l’accès à bord sont parfois frustrants. Et si tu détestes les écrans partout, le Cyberster risque de te fatiguer vite.
Alors, thermique ou électrique ? Le cœur ou la raison
En fin de compte, tout dépend de ce que tu cherches dans un cabriolet. Tu veux revivre les sensations de conduite à l’ancienne, avec de la légèreté et une voiture qui te fait participer à chaque instant ? La Mazda MX-5 reste un choix magique, toujours fidèle à elle-même.
Tu préfères le confort moderne, une conduite zen et des moments de grâce en silence total ? Le MG Cyberster montre que l’électrique peut aussi faire vibrer… mais autrement.
Conclusion : cabriolet rime toujours avec plaisir, peu importe la motorisation
Au fond, ce duel entre thermique et électrique n’efface pas l’essentiel. Rouler décapoté reste une sensation unique, un moment suspendu. Que ce soit au doux ronronnement d’un petit moteur essence ou dans le silence futuriste d’un moteur électrique, le plaisir est là. Différent, mais bien réel.
Alors, faut-il encore choisir un thermique ? Peut-être pas. Mais s’en priver totalement ? Ce serait passer à côté d’une part de magie.




